Dernière actualisation : 18 janvier 2026
Auteur photographe installé à Vannes, mon travail explore l’étrange beauté du quotidien, l’insolite dans l’ordinaire et la grâce cachée des êtres et des choses. Cette quête artistique s’articule plus largement autour d’un dialogue entre l’image, le dessin et l’écriture.
Mon projet
J’ai conçu ce site car j’ai à cœur de partager mon cheminement artistique avec celles et ceux qui pressentent que l’image photographique, au-delà de ce qu’elle montre dans l’évidence de ce qu’elle représente, est porteuse d’un ‘je-ne-sais-quoi’ qui parle… Ce mystère, je l’ai nommé l’Imparaître. Ce concept est né de la confrontation entre ma pratique photographique et les réflexions et questionnements qui en découlent.
Parce que la photographie suscite l’imagination, laquelle suscite à son tour la pensée, j’aime déployer par l’écriture les multiples échos que l’image fait naître. J’appelle ces instants introspectifs « Les Heures », en référence malicieuse à la Liturgie des Heures de l’Eglise. Ces moments célèbrent l’émergence fugace et silencieuse de l’Imparaître au cœur de l’image.
Le trait et l’écriture
Je profite également de mes heures perdues retrouvées pour m’exercer au dessin — une pratique de longue date qui me permet d’aiguiser mon regard et d’affiner mon trait — et peindre selon l’inspiration du moment.
Avec le temps, l’exercice du croquis et du dessin s’est peu à peu transformé en un dialogue avec la feuille, en un tutoiement avec un ‘je-ne-sais-quoi’ laissant entrevoir un espace intérieur en germination ou un chemin vers une source mystérieuse… Cette deuxième pratique artistique, avec l’écriture, me sont devenues tout aussi nécessaires que la photographie pour exprimer ma perception des êtres et choses, en quête perpétuelle de la forme la plus juste.
Mon manifeste
« Toute expression artistique n’est-elle pas toujours vouée à une forme d’échec ? Car rechercher la parfaite expression de toute perception intérieure des êtres et choses et la forme adéquate pour y parvenir est un chemin sans fin. C’est en somme le chemin qu’emprunte tout artiste, tout créateur et ‘faiseur’ d’art — et toute vie humaine visant une vie meilleure. Un chemin hasardeux, parfois lumineux, mais toujours inachevé, car l’artiste sait que son geste créateur est toujours un échec, l’échec de ne jamais pouvoir accomplir la juste expression de ses perceptions. Mais n’est-ce pas précisément grâce à cet effort assidu et patient, sans cesse contrarié et parfois avorté que, chemin faisant, dans l’allégresse et la douleur, l’artiste grave son sillon tout en contribuant, même s’il en doute ou l’ignore, à l’élévation de l’esprit humain ?»
Patrick Le Guen, le 2 mai 2025
